Polaroïd le retour ?

Polaroid Après la révolution de la photo instantanée Polaroïd depuis 1970, appareil photo argentique utilisant un procédé chimique pour développer une photo directement depuis l’appareil lui-même, assisterons-nous à une seconde révolution, mais numérique ? C’est le pari de Polaroïd, qui présenta son Pogo Instant Digital Camera au CES 2009. Il a bien fallu suivre l’évolution du tout numérique, et c’est ainsi que naquit cet appareil photo numérique, proposant une photo instantanée en 60 secondes grâce à son imprimante incorporée, d’une qualité pourtant très discutable.

Ce procédé était déjà au point depuis 2007, par l’entremise d’une filiale de Polaroïd, Zink (zero ink, zéro encre). Une imprimante Pogo minuscule, capable d’imprimer des photos de petites tailles 5 x 7,5 centimètres, a d’ailleurs été présentée au précédent CES. Elle n’avait besoin que de papier spécial pour fonctionner. Polar2 Polaroïd fusionna cette technologie avec la sienne pour finalement donner naissance à cet appareil photo numérique instantané. Le procédé d’impression sort de l’ordinaire, mais est fort astucieux. Il se base sur le mélange des trois couleurs primaires pour former les nuances de la photo. Des cristaux de pigments sont inclus dans trois fines feuilles de polymères, pour le bleu, le rouge et le jaune. Sous forme cristalline, ces pigments sont transparents. Soumis à une certaine température, ils passent en phase vitreuse et deviennent opaques, donc colorés, par changement de phase dû à la température critique atteinte. Mais c’est ici que le bât blesse. Même si le procédé est parfaitement au point, obtenir une telle température sur une surface conséquente consomme beaucoup d’énergie, et c’est pour cette raison que l’autonomie de l’appareil est limité à quelques 20 tirages papier. Lesquels papiers disposant d’un verso autocollant, ce qui vous simplifiera du coup la réalisation d’un album photo.
Comme tout appareil photo numérique, le Pogo dispose d’un écran LCD couleur de 3 pouces. Son poids est généreux puisqu’il pèse 283 grammes. Niveau résolution, pas moins de 5 megapixels pour obtenir une très bonne définition d’image. Le Pogo embarque 16 Mo de mémoire interne et un port pour carte SD. Les photos peuvent être éditées avant impression et la partie imprimante se recharge avec des packs de 10 ou 30 feuillets Zink. En plus d’une autonomie limitée, plusieurs ombres au tableau viennent toutefois ternir ce gadget au concept intéressant. Pas de zoom optique, il faudra donc se déplacer pour la mise au point, et la qualité de l’impression est médiocre, rendant du coup cet appareil beaucoup moins attrayant. Vous trouverez un test complet sur cette page.
Le Polaroid PoGo Instant Digital Camera sera disponible aux Etats-Unis à partir du mois de mars 2009 pour un prix de 199 dollars. Du côté des consommables, compter 4,99 dollars pour 10 feuillets Zink ou 12,99 dollars pour le pack de 30 feuillets. Vu les prix, et vu la faible qualité ainsi qu’une courte autonomie, il y a fort à parier que ce gadgetoïd de chez Polaroïd sera un produit mort né.

Source : Futura-sciences

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