(Photo: Ben Keyserling pour Wired) Pour donner un coup de main aux David Byrne (qui aime jouer du bâtiment…) et autres Maurice Martenot en herbe, pour tous ceux qui trouvent que l’inventivité moderne en musique s’arrête, un peu court, à Guitar Hero ou à Rock Band, le Georgia Tech a lancé ce qui est à notre connaissance une première: un concours des nouveaux instruments de musique, appelé Guthman Musical Instrument Competition.
Le premier prix ne vaut pas celui des X-Prize, mais pourtant une soixantaine de participants s’y sont inscrits et 25 ont eu la chance de pouvoir faire la démonstration publique de leur géniale invention.
La batterie silencieuse de Jaime Oliver a remporté le premier prix de 5’000$. Son système consiste a faire capturer par des caméras vidéo les ombres portées sur une peau tendue. Un ordinateur équipé d’un logiciel spécial (Max/MSP) interprète les ombres enregistrées et les transforme en son (un peu caverneux mais efficace).
Le prix de l’instrument le plus tordu aurait pu revenir à Hye Ki Min pour son Sorisu (en illustration), qui impose de devoir résoudre une grille de Sudoku avant de pouvoir sortir un son sans dissonance… L’invention de Skot Wiedmann, composée de câbles en réseaux de neurones orientés en étoile, rappelle quant à elle le formidable travail de Bebe et Louis Barron (qui ont connu leur heure de gloire avec la musique du film « Planète interdite »).
L’ensemble manque encore d’originalité à mon goût (le GuitarBot arrivé second du concours produit un son proche de ce que Jean-Michel Jarre a pu sortir de ses synthés), probablement à cause de l’indispensable logiciel Max/MSP, que presque tous les concurrents utilisent, mais ce concours marque sans doute le début d’une ère vers une recherche instrumentale moderne plus visible et des plus prometteuses. Reste que pour l’instant la machinerie en impose plus que le résultat.
Si vous pensez avoir inventé l’instrument génial du moment, inscrivez-vous l’an prochain. Future Can Dance Too!
WIRED