Le défi industriel majeur de ces prochaines années sera la batterie. La batterie qui se charge en 10 secondes et dure 3 fois plus longtemps que nos meilleures batteries actuelles.
Et plusieurs technologie seront prises en compte. Pourquoi pas une seule comme l’actuel marché des Li-ion? Parce que les transports publics, par exemple, peuvent être équipés de batteries de plus grosse taille sans que ça ne gêne personne. Tant qu’elles coûtent moins cher à produire.
Dans cette optique, Kawasaki Heavy Industries développe au Japon, avec l’Institut National des Sciences et Technolgies Industrielles Avancées, une nouvelle technologie de batteries qui se chargent en 10 secondes. Leur recette est un composé Nickel-Hydrogène, qui ne contient pas de produit inflammable pour des batteries moins chères à produire. Ces batteries prennent plus de place que des Li-ion, ce qui les voue à rester utilisables dans les transports publics. Ca tombe bien puisqu’ils ont souvent 10 secondes d’arrêt à offrir pour une recharge.
D’un autre côté, une nouvelle technologie est développée à l’Université de Waterloo, à base de sulfure de lithium. Elle promet de faire durer les batteries trois fois plus longtemps que les actuelles Li-ion à volume égal tout en étant beaucoup plus légères. Pour vous épargner les détails scientifiques, sachez seulement que l’équipe de chercheurs s’est servi de nanostructures en baguettes de carbone mésoporeux (c’est parlant).
Résultat, les batteries de nos futures voitures ou motos électriques qui rouleront 500 voire 1000 km sans recharger, de nos iPod qui tiendront une semaine et de nos transports publics qui ne polluent pas ne seront certainement pas les mêmes. Et plusieurs industries pourront en profiter pour imposer leur idée sur certains marchés, mais pas tous en même temps.